Les bourses et les devises sous pression en mai
Un mois de mai difficile pour les bourses mondiales
La détérioration continue de la situation économique en Europe ces derniers mois, aura atteint un nouveau sommet en ce mois de Mai. Les dossiers explosifs s’accumulent avec la situation de la Grèce désormais dans une impasse politique et financière, le changement de régime en France menaçant l’équilibre et la continuité du couple historique franco-allemand, tandis que les marchés prennent petit à petit la mesure de la situation insoutenable des banques espagnoles.
Bien que de nombreuses inquiétudes se portent sur l’Europe, c’est bien toute l’économie mondiale qui est en crise. L’économie américaine reste moribonde malgré quelques sursauts, et la Chine montre clairement des signes de faiblesse.
Toutes ces nouvelles et bouleversements auront fini de plonger les bourses dans une sombre déprime, qui sont toutes en recul. Le CAC 40 perd 7 % par rapport au mois d’avril, à Francfort le Dax recule de 6 %, à la City de Londres le Footsie régresse de 8 %, à Madrid IBEX 35 chute de 8 %, et Milan de 12 %. New York aussi est en baisse de 6 % pour le Dow Jones et le Nasdaq par rapport au mois d’avril.
Du côté du CAC 40 les valeurs financières ont accusé le coup ainsi le Crédit Agricole dégringole à 2,89 euros, la Société Générale est à 16,0 euros, l’action BNP Paribas cote 25,72 euros. Le titre de la société Vallourec aura signé la plus mauvaise performance de l’indice parisien avec une chute de 30 % de sa valeur. Sanctionné lourdement par des prévisions de croissance pour 2012 en forte baisse.
L’une des rares performances revient une fois n’est pas coutume à l’action Alcatel Lucent. Suite au redressement constaté suite à sa plongée du mois dernier, celle-ci a progressé de 5,5 % à 1,258 euros. Annonçant dans la foulée de ce redressement spectaculaire, la mise en place sous peu d’un nouveau type de routeurs dédiés à l’interconnexion du réseau Internet, et qui auront pour mission l’accompagnement dans les grandes mutations de notre temps.
Retour de la volatilité sur les taux de change
L’horizon économique est particulièrement sombre au-dessus de l’Europe méditerranéenne, la crainte de voir la Grèce exclue de la zone euro est de plus en plus palpable. Tandis que c’est au tour de l’Espagne et dans une moindre mesure de l’Italie, de souffrir de taux particulièrement tendus lors de leurs dernières adjudications obligataires. L’Espagne est particulièrement visée, et dorénavant la question d’une aide extérieure est évoquée frontalement. L’état délétère des comptes publics ajouté à l’entrée en récession et le manque de capitalisation de son secteur bancaire, comme en atteste la situation de Bankia, alimentent les craintes des marchés.
C’est donc sous l’effet de ces mauvaises nouvelles cumulées que la monnaie européenne s’oriente en baisse. L’euro qui cotait 1,32 dollars à la fin du mois d’Avril ne vaut désormais plus que 1,2360 dollars au 31 mai.
Bien qu’Outre-Atlantique le dollar américain résiste plutôt bien, il est vrai en grande partie grâce à son statut de valeur refuge, ainsi que par la résistance de son économie toute relative, malgré quelques ratés. Même son de cloche pour l’euro face au yen avec un recul supérieur à 8 % sur ces 30 derniers jours, la monnaie unique cotait 96,86 yens tandis qu’à la fin avril l’euro était à 105, 57 yens.
Tout comme face à l’euro le yen est en progression aussi face au dollar profitant aussi de son statut de valeur refuge il valait face au dollar 78,30 yens contre 79,74 le 30 Avril dernier. Face à son homologue britannique l’euro glisse de 1,50 % sur ce mois, à 0,8027 la chute reste malgré tout contenue, l’économie anglaise n’étant dans une forme olympique.
Du côté des matières premières, le ralentissement constaté sur la demande planétaire en or pèse sur ses cours qui auront perdu 5 % lors du trimestre dernier. L’once d’or qui cotait au mois d’avril 1658 dollars vaut désormais 1564 dollars à la fin du mois de Mai.
Du côté du pétrole, la pression de la crise de la dette souveraine en Europe pèse sur les cours, qui confirment leur orientation à la baisse entamée au mois d’Avril. Le baril de Brent de la mer du Nord cotait au 31 Mai 101,50 dollars alors qu’à la fin Avril il valait 118 $.